5 bières belges à goûter absolument avant de mourir


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5 bières belges à goûter absolument avant de mourir

Écrit par : Arthegor

Vous êtes un amateur éclairé de breuvage houblonné fraîchement arrivé chez nous et ne savez vers lequel vous tourner devant la myriade de bières qu'offre notre plat pays ? Ou bien vous êtes une jeune personne s'adonnant tout récemment à l'art de la zythophilie et souhaitez avoir un aperçu du savoir-faire brassicole faisant partie de notre patrimoine ? Cet article est fait pour vous !
Il est vrai qu'on peut vite être étourdi devant le nombre incalculable (Plus de 1200 !) de variétés de notre breuvage préféré. Voici une sélection (subjective et non exhaustive évidemment, je n'ai pas goûté à tout) de bières qui doivent impérativement être goûtées par tout amateur qui se respecte. Précisons cependant qu'il s'agit pas d'un classement mais bien d'une simple liste.


Ces bières font partie des meilleures du monde !


1 : Westmalle Tripel

La petite merveille de l'abbaye de Westmalle, dont la renommée n'est désormais plus à faire. Cette bière montre un véritable savoir-faire artisanal en matière de blonde de caractère ; ce n'est pas pour rien qu'on la surnomme parfois la "mère de toutes les triples" ! Elle a également été élue meilleure bière du monde par certains sites spécialisés (ce qui, pour moi, constitue un argument parfois certes douteux ; cependant, il faut avouer que pour en arriver-là, il faut à la bière un minimum de valeur). Son prix est, de plus, tout à fait raisonnable et toute bonne grande surface vous la propose en rayon. À la fois simple et complexe, accessible et recherchée, douce et pleine de personnalité, goûtez la Westmalle Triple.


2 : Chimay Bleue

Vous rentrez d'une journée de cours ou de travail harassante en plein hiver et vous écroulez sur votre canapé. Après quelques minutes, vous avez la solution à votre problème : vous décapsulez une bonne Chimay Bleue bien fraîche et la servez dans son calice. Vous l'accompagnez de bon fromage (de Chimay, tout naturellement !) et vos soucis s'envolent avec cet apéritif raffiné.
Bien qu'elles soient délicieuses toutes les trois, la Chimay Bleue est certainement la plus aboutie des trois soeurs colorées de l'abbaye de Scoumont. Noire comme une nuit sans fin, elle est la promesse de ce ce qu'on peut attendre d'une bonne bière brune : Dense, pleine de goût, une belle mousse d'ivoire, un alcool présent mais pas envahissant. Elle est en outre bon marché et est tout à fait trouvable un peu partout. Si une bière vaut deux tartines, la Chimay bleue vaut quant à elle deux tartines de bon pâté artisanal !


3 : Rochefort 10

Ceux qui trouvent les bières de Rochefort moins bonnes que leurs comparses trappistes n'ont jamais goûté à l'excellente Rochefort 10. Difficile d'accès pour le novice en bière brune (véritable, entendons-nous bien), elle constituera en revanche un trésor pour le connaisseur qui prend la peine de la découvrir. Bénédiction des fins de repas, certains amateurs la qualifient de religieuse. Son énorme taux d'alcool (11,3°, la plus forte des trappistes), sa mousse faiblarde si on la sert mal, ainsi que son goût d'une rare complexité font de cette bière un véritable must à ne cependant pas mettre entre les mains dépourvues de sagesse et de savoir zythophile. Une merveille pour qui sait la boire.


4 : Orval

Unique ambrée des bières trappistes belges, l'Orval est la véritable fierté de la Gaume, et avec raison. Son attaque ainsi que son corps révèlent un léger goût d'agrumes, ainsi que celui de son houblon local. On ressent également l'utilisation de sucre candi dans sa préparation. Pour faire simple, l'Orval est ce qu'on peut trouver de mieux en matière d'équilibre : sa rondeur n'a d'égal que sa fermeté. Pour encore plus de saveur, laissez-la vieillir en cave (je sais, c'est dur de savoir qu'on a de l'Orval en s'interdisant de le boire...), si possible plusieurs années, pour un résultat optimal. Seule et unique bière de l'abbaye d'Orval (Sans compter l'Orval vert, plus léger, bu à table par les moines), et on en comprend la raison : Pourquoi chercher à créer autre chose quand on a atteint la perfection ?
Ah, petit détail : Ne prenez pas le risque de parler de l'Orval au féminin devant un Gaumais au risque de subir des représailles... En effet, la tradition veut qu'on parle bien d'UN Orval.


5 : Tripel Karmeliet

Enfin, en dernier, j'ai choisi de parler de la Tripel Karmeliet. Malgré la choix difficile (j'hésitais avec la Duvel Tripel Hop, mais cette dernière étant très variable, passant de l'excellence à la moins élaborée en fonction des années, j'ai préféré m'orienter vers une bière sans risque de décevoir un amateur potentiel), la Tripel Karmeliet s'impose comme une évidence auprès de nombreux buveurs de houblon. Malgré son statut de non-trappiste, elle démontre néanmoins un très bon savoir-faire brassicole ; En effet, elle n'est similaire à aucune autre. Sa tornade de saveurs florales en font un choix idéal pour un apéritif printanier ou estival. Il suffit de la verser pour se rendre compte d'à quel point elle est créée de façon experte : Mousse généreuse, robe brillante comme de l'or et tourbillon de bulles au centre du verre. Donc : trappiste, non, mais à goûter... Oui !


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